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Sally Fana: Aucun hommage n’est de trop pour la femme

Raymond Alex Loukou | | Musique

Il n’y pas meilleur hommage que celui rendu à la femme par la femme elle-même dixit un proverbe peulh. Sally Fana a fait sienne de ce dicton à travers le titre « Mousso Lou » figurant sur sa dernière livraison discographique intitulée « Téri Djougou ». Quatre ans après son premier album « Djigui Ya », l’artiste ivoirienne revient avec un nouvel album qui consacre un titre à la femme dans toutes ses dimensions. Celle qui veut faire partie des étoiles de la musique ivoirienne du côté de la France nous relate les conditions de réalisation de cet album au parfum féminin dans cet entretien. Sally Fana place beaucoup d’espoir en cet opus qui selon elle doit dessiner une courbe ascendante à sa carrière musicale qu’elle souhaite prometteuse. 

Quatre ans après l’album « Djigui Ya » vous récidivez avec un nouvel opus. Pourquoi maintenant ?   

(Rires…) Pourquoi maintenant ? Parce que c’est  le moment tout simplement ! C’est le moment de revenir avec de nouvelles inspirations.

Le titre de l’album a une signification particulière pour vous? 

Pour moi c’est très important le titre de chaque album car cela annonce la couleur de l’album et c’est ce que les mélomanes ont préféré et leur avis est très important

Dans quelles conditions techniques cet album a été réalisé ?      

Cet album a été réalisé dans de bonnes conditions techniques. Mon producteur Hamed Rosco Fofana, m’a mise en contact avec un jeune arrangeur à Paris du nom d’Adama (Addjas Npibmusic) qui s’est vraiment mis à ma disposition. Par la grâce de Dieu tout s’est bien passé !

Quels sont les genres musicaux que vous avez convoqués sur cet album ? 

C’est un maxi single de 4 titres bien rythmés avec 3 morceaux et 1 chanson bien posée  pour parler de la femme (rires)

A quel arrangeur avez-vous eu recours?             

C’est un jeune arrangeur qui a soif de réussite. Qui a envie de prendre une place dans ce cercle restreint de requins d’arrangeurs avec qui j’ai voulu bosser. Même s’il y a des erreurs au dire des requins, je crois qu’il faut toujours commencer un jour et faire ses preuves dans la cour des grands. Et moi je suis satisfaite de l’inspiration qu’il a pu me procurer par ses arrangements en plus de la chance que je lui ai donnée de m’arranger.

Vous avez décidé de rendre hommage à la femme à travers le titre « Mousso Lou ». Y a-t-il une explication particulière ?       

(Rires). Je suis une femme avant tout. Une battante comme ma tendre mère (paix a son âme) et toutes ses braves femmes. La seule raison cher ami c’est d’écouter le morceau (Rires). Pour plus d’infos, j’invite vos lecteurs à écouter « Mousso lou » et ils comprendront mieux.

Ne risquez- vous pas de faire des jaloux du côté des hommes ? 

Les hommes jaloux ? Pourquoi ? Ils nous ont  déjà tout pris : le pouvoir, les maîtres de la maison. A peine si la femme a de la place encore…

Quelle place accordes-tu à cet album dans ta carrière ?  

La même place que mon album Djigui Ya. J’espère que cet album  me portera à la lumière. Quand on sort une œuvre, on a espoir qu’elle prenne, mais souvent ce n’est pas le cas. N’empêche on continue d’y croire. Une fois encore, j’ai espoir que cet album plaira à mes fans et aux mélomanes, qui à travers ce maxi single redécouvriront mon album Djigui Ya (on ne sait jamais).

Le support audio-visuel joue un rôle important dans la promotion  d’un album de nos jours. Avez-vous songé a en réalisé ?

Bien sûr ! Tout cela fait partie de la bonne promo d’un artiste. Dieu merci que je travaille avec un producteur actuellement et nous songeons à tout ce qui pourrait donner de la lumière à cet album. Une bonne visibilité pour être plus précise.

Sally et la musique c’est une relation qui est partie pour ne plus s’arrêter en dépit de vos occupations professionnelles. N’est-ce  pas?

La passion de la musique est très différente du travail, donc tu ne ressens pas l’endurance. J’arrive à concilier les deux par la  grâce de Dieu. En clair, moi et la musique c’est pour la vie !

Aujourd’hui un artiste a besoin d’un staff managérial pour assurer sa carrière. Vous y songez? Quelles dispositions prenez-vous à cet effet?

Mon producteur a pris tous les dispositions.

Qu’attendez-vous des  mélomanes à propos de cet album ?

Que les mélomanes réveillent leur curiosité en découvrant mon maxi single avec ses titres comme Téri djougou, Mousso lou,  Ibali balé et Zouglou woroba.

Bientôt un featuring avec une grande voix de la musique africaine…

Pourquoi pas ? In’ challah !  Si l’occasion  se présente, avec un grand plaisir je dirai oui. Vous savez le succès surprend toujours un artiste et le destin fait le reste. Moi je ne rêve pas mais je souhaite. Donc j’accepterai  avec plaisir si un jour l’occasion se présentait. Cela voudrait dire qu’on associe mon talent à une grande voix (rires).

A quand un concert de Sally Fana à Abidjan ? 

Bientôt in’challah ! Mais j’invite  tous les mélomanes à m’adopter d’abord et ensuite ils viendront remplir ses belles places lors du concert. C’est au moment où tu réalises que tu as eu raison de persévérer que tu récoltes les dividendes. Pas besoin de se précipiter pour un concert. Au moment venu cela s’impose à moi et c’est tout ce que je me souhaite.

Un mot en guise de conclusion

Grand merci à vous, hommes de média pour cette visibilité que vous m’offrez. Vos lecteurs apprendront à me connaître à travers votre lucarne, et je les invite à se rendre sur les réseaux sociaux, YouTube, Google, ITunes pour découvrir ou redécouvrir Sally fana. Merci à tous ceux qui me suivent déjà et tous ceux qui croient en par leurs contributions morale ou financière. Je suis à leur disposition.

 

Raymond Alex Loukou