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Clap final pour le festival Clap Ivoire 2017, les lauréats sont connus

Saxum Willy | | Cinéma

C’est l’apothéose du festival Clap Ivoire 2017. En lieu et place des planches pour sonner le clap final de ce concours ouest-africain de courts métrage, des chèques ont récompensé ces jeunes talents d’Afrique afin de promouvoir le cinéma.

Le prix spécial UEMOA, Grand prix Kodjo Ebouclé, d’un montant de 5 millions de FCFA(7622,44euros), est décerné à Khaditiatou Sow pour son film « Une place dans l’avion ». La cinéaste sénégalaise l’a reçu des mains du ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kacou Bandama.

Dans la catégorie fiction, Doubouya Mariam de la Côte d’Ivoire séduit toute la sous-région avec « Pile à l’heure ». Bien réel, et pile-poil, l’ivoirienne part avec 3millions de FCFA pour soutenir sa carrière. Même récompense pour Oumarou Kadry Koda du Niger, avec son documentaire « Nos faiseurs de bonheur ».

Hormis ces distinctions de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), deux(2) chaînes de télévisions attribuent 1millions de Fcfa et 500 mille Fcfa respectivement au meilleur scénario et à la meilleure photographie. Par ailleurs, un chèque de 500 mille FCFA pour chaque interprétation masculine et féminine remarquables, est revenu à l’acteur principal du film « Pile à l’heure » et au rôle de la femme de Moussa joué dans « Une place dans l’avion ».

Quant au prix spécial du Jury, il revient à la Béninoise Yaya Ganiath-Laï, traitant des addictions pour le numérique dans son film « Mon androïd ». En plus de ces principaux trophées, d’autres récompenses ont été glanées à cette compétition internationale.

Le cinéma ivoirien est particulièrement dynamique cette année 2017. Récemment présent au festival d’Angoulême, la Côte d’Ivoire était aussi invitée d’honneur au Fespaco du Burkina Faso.

La réhabilitation des salles de cinéma et l’ouverture très prochaine de la salle du palais de Culture Bernard B. Dadié constituent « un vaste programme » pour développer l’industrie cinématographique a annoncé la tutelle.

Cette 17ème édition du Clap Ivoire offre une opportunité d’intégration entre les Etats et leurs populations souvent enclavées, faute d’un réseau de transport développé et accessible. « L’UEMOA croit fortement au cinéma comme facteur d’intégration » insiste le ministre Maurice Bandama. Le prix de l’intégration africaine décroché par « Nos faiseurs de bonheur » déjà laurier du meilleur documentaire, illustre en partie cette détermination à la promotion de la paix par la culture comme le suggère l’UNESCO.

Outre les moyens financiers et techniques à acquérir, les professionnels du cinéma africain sont encouragés à plus de qualité car « la qualité n’a pas de frontière ».

 

Saxum Willy