Suisse-bone 19 : Valerian MALY, passeur de frontières avec Le Festival d’Art Performance de Berne

Valerian MALY, artiste performeur, source lupebern.blogspot.com

Valerian MALY, artiste performeur, source lupebern.blogspot.com

Valerian MALY, cet enseignant en École d’Art et artiste performeur ingénieux, ne manque pas d’idées quant il s’agit de protéger ou d’immortaliser les valeurs culturelles artistiques, liant principalement l’art de la performance et l’ensemble des  expressions artistiques contemporaines, tirant leurs ressources de toutes autres traditions. Valerian incarnerait en toute humilité, cette génération de citoyens du monde qui ne réclame que la reconnaissance des valeurs de l’art et la ferme considération de la chose performative artistique comme un véritable atout, un moteur d’émancipation croissant pour l’avenir de l’art, des sciences et des hommes, au sein de nos diverses couches sociétales.

Visionnaire de haut niveau et potentiel accoucheur d’événements à caractère performatif à Berne (Suisse), à Berlin (Allemagne), à New-York (Etats-Unis), Valerian MALY pourrait se targuer d’avoir porter très loin l’idée de faire émerger à l’international, cette valorisation mondiale de « l’Art-performance » comme un patrimoine matériel et immatériel, à travers le Festival d’Art Performance de Berne (BONE).

Directeur depuis 2011, du Festival d’Art Performance de Berne (BONE), cette figure Suisse de la performance et du collectif NéoNéoDADA, semblerait même demeurer ce pont culturel entre l’Europe et l’Afrique.

À son actif de grand médiateur, Valerian a su mettre très haut, la barre pour cette 19ème édition  dénommée  « BONE 19 » cette année de 2016. L’enjeu était de faire de la capitale administrative Suisse, un panthéon ou un vivier culturel de la scène artistique à la fois nationale qu’internationale. Pour répondre aux attentes dudit festival, les artistes performeurs d’origine africaine étaient conviés à prendre massivement part à cette belle messe de la scène performative Européenne.

Sous la houlette de la célébrité Nigériane en matière de la performance artistique, Jelili ATIKU portant le flambeau de tout le continent Africain ; et le collectif des artistes performeurs conviés, ont su illuminer la flamme de cette Afrique en chacun, à travers la diversité des thermes abordés et de la force des messages livrés, pendant tout le festival.

Les participants Africains présents au Festival d’Arts de la Performance à Berne (Suisse) du 29 novembre au 5 décembre 2016 , tous membres et fondateurs du collectif « NéoNéoDADA Africa » : Jelili ATİKU (Nigéria), Désiré AMANİ (Côte-D’İvoire), Mulugeta GEBREKİDAN (Éthiopie), Mintho (Afrique du sud), Kiffouly YOUCHAOU (Bénin), Christian ÉTONGO (Cameroun), Bolaji AYİNIA MUSTAPHA (Nigéria), Odun ORİMOLADE (Nigeria), Fatrice VA (Ghana), Atanda BİLEYİMİ (Nigéria), khanyisile mintho MBONGWA (Afrique du sud), Le Prince Boris Abbas TOFFA (Bénin), Fiatsi VA-BENE (Ghana) et Oseghale AKPOJOTOR (Nigéria).

L’une des grandes révélations fut la présence monumentale de l’Américain Richard SCHECHNER à ce grand festival d’art de la performance. Présence bénéficiaire pour l’ensemble des participants, des artistes, du public et des étudiants en spécialité performance ainsi que le collectif des étudiants de (HKB) : la Haute École des Arts de Berne, pendant le colloque et celui du symposium autour du véritable potentiel de l’art, de la diversité et des ressources culturelles et des acteurs culturels d’ici et d’ailleurs.

Si, selon Paul Valérie : « Ce qui reste d’un homme, c’est ce que donne à songer son nom et les œuvres qui font de ce nom un signe de grandeur, de haine ou d’indifférence. » Alors d’année en année, Valerian MALY reste cet instrument de grandeur ou cet artiste engagé qui, avec toute sa ferveur, tous ses triples ayant su entreprendre des connexions et créer des contextes de collaboration, tant sous l’angle international que national en matière de l’art de la performance.

 Tout comme François JULİEN l’auteur de « Il n’y a pas d’identité culturelle » mais les ressources culturelles. Pour cet infatigable défenseur de la notion les ressources culturelles : Les ressources culturelles, tout comme les langues maternelles naissent dans les entrailles de la reine mère « Tradition » dans un espace ou dans un paysage territorial bien délimité : un milieu favorable à ciel ouvert, similaire aux électrons libres dans la nature, où gratuitement chacun pourrait d’une folle liberté s’en servir à volonté.

Valerian MALY, lui, a su mettre sur pied en Suisse une plateforme comme   réseau d’échanges et pour la reforme des normes dans la pratique d’art de la performance ; une démarche esthétique comme protocole d’émancipation des ressources dites culturelles dans leur diversité, puisant traditionnellement chacune d’entre elles, leurs origines des quatre coins du globe terrestre.

 

Collectif-des-artistes-performeurs-Africains

Collectif des artistes performeurs Africains, sont absents les performeurs Désiré AMANI, Mulugeta GEBREKİDAN et Christian ÉTONGO crédit photo Valerian MALY

 

En somme, un art nouveau métissé loin de toute consanguinité. Selon la tradition dans nos diverses sociétés africaines, symboliquement MALY, pourrait s’afficher en fonction des us et coutumes, de nos jours sous ce nominatif singulier de grand Baobab indéracinable, personne dont la sagesse et la noblesse intellectuelle facilite le foisonnement ou l’interdisciplinarité entre les cultures et les peuples.

Ce vaillant dénominateur culturel entre le continent Africain et le continent Européen, ou bien entre celui de l’Europe et le reste du monde, ici, mériterait un « Award » ou un prix Nobel, comme devoir rendu à l’ensemble des humanités.

Toutes nos félicitations et remerciements vont à l’endroit de ce grand passeur de frontières.

Vive avec outrance, dans la transe le NéoNéoDADA et le NéoNéoDADA Africa, qui, par ailleurs, dans cette ville historique de Berne, a vu le jour à cette 19ème édition.

 

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