Maitre Gims : Le reflet positif !

Firmin Koto | | Musique

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L’année 2016 vient de faire ses adieux, laissant forcément derrière elle un lot d’actes et de souvenirs culturels heureux et malheureux qui ont contribué au rapprochement des peuples dans le monde. Entre autres souvenirs malheureux, l’année 2016 a été marquée par la mort de grandes figures emblématiques telles que David Bowie, Prince, Fidel Castro en Amérique, Papa Wemba en Afrique, Dickaèl Liadé, Marie- Louise Asseu en Côte d’Ivoire. 

Pour circonscrire les évènements marquants en Afrique, 2016 vient de passer et laisse place à 2017. Une année pendant laquelle la culture continuera toujours sa mission traditionnelle.

Mais, comme il est de coutume il faut bien faire le bilan de l’année précédente. Ceci  non seulement pour dégager un artiste africain qui a marqué l’année écoulée mais aussi une tendance et les temps forts qui ont caracterisé l’actualité de celle-ci.

Pour votre magazine préféré 100%Culture, le chanteur congolais Maître Gims aura été musicalement celui qui  incarne tout de même un espoir et un rêve pour toute une génération d’africains dans la perspective d’une volonté de faire évoluer la sementique mais aussi la thématique d’un art musical bien fait.

Du coup, les résultats ne se sont pas faits attendre pour ce jeune congolais issus de l’immigration enfantine, et seul africain à ce jour à avoir remporté les « Victoire de la musique » en 2016 en France avec sa chanson « Sapés comme jamais ». 

Dans l’imagerie populaire, c’est donc le Congo qui a été ainsi distingué par ce prestigieux trophée dans la mesure où Maitre Gims ne possède à ce jour qu’un seul  passeport celui de la République Démocratique du Congo.

Un exploit  qui conforte tout de même la jeune génération africaine dans la perspective d’une possible inversion des tendances et leur appréciation, pour ce qui est de l’intelligentsia artistique.

Un facteur qui reste tout de même aujourd’hui  unique au regard de la course effrenée à l’obtention d’un titre de séjour d’un grand nombre d’artistes étrangers notamment africains en France. Un grand exemple de revendication pour cette nouvelle génération africaine dans un processus d’affranchissement moral et qui n’entend que d’être vue autrement.

Et lorsque ce fut l’occasion de faire rebelot cette même année, c’est un Maitre Gims tout feu tout flamme qu’on a retrouvé le… sur mythique plateau de Laurent Ruquier dans son émission « On n’est pas couché », là où tous se défendent sans vergogne.

Maitre Gims a tout de même  pris un gros risque. Il disait même parfois surpris de se retrouver sur le plateau de Ruquier. Mais bien heureusement, il à tout simplement démontré qu’il était un artiste complet mais aussi un grands intellectuel. Il a tout simplement planté sur l’émission.

Relatant aussi cette enfance difficile en europe debutée quand il avait deux ans alors que ses parents arrivaient en  France en 1988 comme des sans-papiers, du fait de leur clandestinité(…). Ce n’était pourtant pas aussi prévu ce jour là mais Gims a aussi « Tout donné » dans un live accoustique soutenu par une voix de Baryton qu’il apprivoise comme un jeu d’enfant !

Il n’est pas donc étonnant que le petit Gandhi Djuna devenu Maitre de la musique en France ait naturellement conquis le cœur de millions de mélomanes qui s’adjugent ses textes, son état d’esprit mais surtout sa positivité. Bon vent Gims.

 

Firmin koto