VLISCO : 170 ans de présence en Afrique célébrée

Badjo DAGBO | | Evènements

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Il y a 170 ans précisément en 1846, aux pays Bas, Pieter Fentener Van Vlissingen, s’inspirant de la culture vestimentaire des populations de la Gold Coast, l’actuel Ghana créait une étoffe carrée en coton baptisée « pagne ». Ce pagne sera exclusivement fabriquée dans une usine de textile, la société Vlisco basée en Hollande. Depuis ce temps et cela pendant plus d’un siècle et demi, le pagne va traverser les différentes étapes de l’histoire des anciennes colonies britanniques et françaises de l’Afrique de l’Ouest et centrale pour s’y établir. Devenu un patrimoine culturel africain, le pagne Wax de son nom commun sera intégré aux us et coutumes de l’Afrique noire pour revêtir une identité culturelle africaine sans être d’origine africaine.

En Afrique de l’ouest, le Wax hollandais s’impose comme un garant du respect de la tradition. C’est le cas au Ghana où les hommes et les femmes le portent fièrement à toutes occasions.  Heureuses ou malheureuses, le Wax est présent et s’affirme comme une africanité.

Au Togo et au Benin magnifique, ce tissu imprimé aux multiples couleurs est à l’origine de la fortune de nombreuses commerçantes de textile. Reconnues à leur Mercedes Benz, elles se font appeler les « nanas-Benz », un signe extérieur de richesse construite essentiellement avec le commerce du Wax hollandais dont  les togolaises et les béninoises sont devenues des expertes en qualité. A ce titre, ces commerçantes de Wax ont acquis une certaine renommée au regard de la maitrise de la qualité du produit fabriqué aux Pays-Bas et exporté en Afrique. Elles sont capables de détecter le vrai wax ou original du wax contrefait. D’ailleurs, elles sont réputées vendre les meilleurs pagnes.

En Côte d’Ivoire, une autre dimension sera donnée au wax hollandais.  Ces pagnes de différents dessins et couleurs recevront des appellations originales et amusantes. A leur tour, les femmes ivoiriennes lui imprimeront une valeur et une signification particulières. « Ton pied, mon pied », « Mari capable », « Addis-Abeba », « Conseiller », « œil de ma rivale, « Suzanne » sont quelques unes des appellations les plus connues.

En Afrique centrale notamment au Cameroun, les grandes robes   traditionnelles camerounaises ou « Kaba » sont confectionnées dans le wax et rehaussent  la beauté des camerounaises lors de diverses cérémonies.

Comme on peut le voir, les femmes sont à l’origine de la vulgarisation  et du développement de la mode africaine dont le pagne hollandais fait partie intégrante. Elles seront accompagnées dans cette aventure passionnante par les hommes que les  grands couturiers africains tels Chris Seydou, Pathé O,  Gilles Touré en Côte d’Ivoire ont su embarquer dans le mouvement par leur créativité et leur talent.  Certaines  seront nommées ambassadrices Vlisco parmi lesquelles  l’international artiste chanteuse béninoise Angélique Kidjo et d’autres sacrées icône Vlisco.

Aujourd’hui et partout ailleurs en Afrique et depuis 170 ans, le Wax hollandais transcende les âges, le sexe, la race, la condition sociale et s’ouvre à tous. Il se transmet de génération en génération et appartient désormais à l’héritage culturel africain.

Pour magnifier et célébrer ses 170 d’amour et de passion avec l’Afrique fait de plus de 350.000 dessins appréciables par tous, Vlisco a décidé de marquer l’heureux événement par des défilés éclatés aux Pays-Bas et dans les capitales africaines comme Accra, Lomé ou encore Abidjan qui a vu l’organisation d’un défilé somptueux le samedi 26 novembre 2016 dans le cadre féerique de Sofitel Hôtel Ivoire.

Une histoire d’amour qui s’annonce encore riche, palpitante et longue tant Vlisco n’hésite pas à séduire d’avantage son public, sa principale cible à savoir les femmes africaines par de nouveaux Design et des dessins attractifs  aux couleurs de plus en plus gaies et chatoyantes.

La mode africaine se conjugue en Vlisco. 

 

Badjo Elisa DAGBO