FESPACO 2017 : L’édition d’après révolution

Badjo DAGBO | | Cinéma

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La 25ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO 2017) se tiendra du 25 février au 04 mars 2017 dans la capitale Burkinabé. Celle-ci annonce un air de renouveau cinématographique d’après révolution au pays des Hommes intègres. Conscient du battement d’ailles  de son  fleuron culturel qu’est le FESPACO, au cours des dernières éditions, le Burkina Faso veut aussi faire renter son « Etalon » dans le train du Burkina nouveau.

Placé donc sous le thème : « Formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel » c’est un pari assez important que le Burkina Faso entend prendre à l’occasion de la 25e édition pour repositionner le plus important festival de cinéma en Afrique noire. Celle-ci permettra en outre de  jeter les bases d’une professionnalisation du cinéma africain à travers le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou.

Les normes et les codes du cinéma ayant quelques peu bougé au niveau du développement du cinéma  mondial il était donc temps d’un meilleur recyclage aux nouvelles normes du métier qui est perpétuellement en mouvement.

Pour ce faire l’édition d’après révolution, se propose d’offrir un programme varié qui s’articule autour même de la sélection des films, du 18è Marché international du cinéma et de la télévision africain (MICA).

Des rencontres professionnelles à travers colloques, tables rondes, master class…permettront selon l’organisation d’axer le 25e FESPACO sur les voies et moyens de faire valoir qualitativement l’activité cinématographique africaine.

Cela permettrait sans nul doute une avancée qualitative qui conférera d’avantage à cette  plate forme culturelle du cinéma en Afrique ses lettres de noblesse acquises depuis des décennies.

Dans cette mouvance, le 25e FESPACO a déjà réceptionné les inscriptions concernent la sélection officielle réservée aux productions africaines et de la diaspora. Il s’agit des longs métrages, courts métrages, fictions, films documentaires, séries télévisuelles, films des écoles africaines de cinéma.

Il y a donc fort à croire que cette 25e édition du FESPACO tiendra ses promesses dans la mesure ou  celle-ci réserve des surprises en ce qui concerne les qualité de quelques films qui sont  déjà en vu pour l’Etalon de Yenenga. A titre d’exemple le dernier film du réalisateur burkinabé « Medane vi lever » « Alors qu’on vit », un thriller afro-suédois  tourné entre la Suède et la Gambie enregistre en ce moment un écho favorable au plan national et pourrait considérablement peser dans la balance dans la cours de l’Etalon de Yenenga!

Le FESPACO 2017 entend tenir toutes ses promesses en s’inscrivant dans la nouvelle dynamique portée par le vent de la révolution.

 

Badjo DAGBO