Concert à Abidjan: Stromae formidable

Firmin Koto | | 100% potins
stromae

Crédit: Ariane Guideline

Ce n’est pas qu’en Belgique, en France et aux U.S.A. que la musique de Stromae a fait une percée remarquable. Il y a aussi  l’Afrique, le continent de ses ancêtres à qui, il le rend assez bien au travers de la grande escale qu’il y fait à l’occasion de sa tournée mondiale de 200 dates en 2 ans.
 
Le 23 mai dernier, c’était au tour de la Capitale Ivoirienne, Abidjan, de recevoir le « Maestro » Stromae pour lequel votre magazine préféré a arraché la photo de couverture de son  99e Numéro de juin 2015.
 
Désormais, l’icône de la jeunesse Européenne « Stromae » qui déjà  au sommet de sa gloire s’était installée quelques jours  sur les bords de la lagune Ebrié en 2013 et déambulant incognito dans les quartiers chics et faubourgs d’Abidjan avec son ami, le rappeur Awadi à cette période.
 
Mais cette fois de retour pour son premier grand concert  prévu le 23 mai à Heden Golf Abidjan. Déjà le 20 mai, sa conférence de presse à Heden Golf Abidjan annonçait un concert à guichet fermé. Une bonne raison pour un millier de jeunes fans de prendre d’assaut l’Heden Golf Abidjan pendant cette unique occasion qu’ils ont de voir « face to face » leur idole, ce personnage lunaire, à mi-chemin entre Jacques Brel et Charlie Chaplin, dont les chansons racontent avec un cocktail de mélancolie et de désillusion, les plaies d’une Europe en crise, à l’image de ces maux : maltraitance, cancer, sexisme, racisme, foi,  pédophilie, réseaux sociaux. Le tout, dans une belle atmosphère qui pourrait redonner des jambes aux paralytiques.
 
Malgré quelques petits débordements rapidement contenus par la sécurité imposante de Stromae, les choses se passent plutôt  dans une ambiance bon enfant avec « l’extraterrestre de Papaoutai » qui  reste d’une rare humilité. Il a su trouver le temps d’entretenir ses fans en posant pour des photos avec eux.
 
Le concert en lui-même a donné lieu à une grand-messe le samedi 23 mai à Heden Golf Abidjan dans la tranquillité totale au niveau de l’organisation. Aucun débordement. Un concert poli en quelque sorte doublé d’un spectacle  de sons et lumières. Comme prévu, Stromae était à l’heure. À 18h 30,  il faisait déjà  déferler  une pluie de sons sur un public tout acquis aux sonorités d’une inspiration afro-cubaine que ramène son orchestre au public.
 
 Ses textes comme d’habitude sont noirs mais la musique reste tout de même  jubilatoire. Et le résultat, une belle communion entre le « Maestro » et son public Abidjanais pendant  2 heures.
 
Deux (2) heures inoubliables mais aussi 2 heures qui auraient marqué la première scène de  passage de  Paul Van Haver alias Stromae qui  est bien plus qu’un phénomène du moment. 
Firmin Koto