Robert BRAZZA, une obstination singulière

Ariane Guideline | | Média

Symbole des talents acquis, Robert Brazza, demeure l’un des mallions glorieux du paysage audiovisuel africain dans toute l’Europe sans toutefois omettre le reste des continents.

Né au Congo, ce journaliste producteur (robert Brazza) a construit sa jeunesse dans la passion de l’art musical, au gré des activités professionnelles de son père entre l’Europe et l’Afrique. Une fois installé en France, il se frôle à l’audiovisuel et gagne donc en maturité dans ce domaine. A cet instant, sa casquette pluridimensionnelle l’oriente dans les années 1990 vers les ondes radiophoniques dans l’optique bien déterminé de faire valoir ce qu’il possède comme trésor sublimé : sa voix. Naturellement ses cordes vocales. Une voix porteuse, fine de sens et très communicatrice.

Obéissant à des conditions d’objectives dans sa manière d’être, Robert s’affiche comme un phénomène vital pour toute sa génération.

Il le souligne si bien à travers cette assertion : « En ce qui concerne la radio, ce sont des radios périphériques en province entre Nantes et la région Loire atlantique et quelques expériences avec des structures de production indépendantes en voix pub. C’est une dizaine d’années, dont quatre ans dans le créneau associatif et trois années à revenir dans l’audiovisuel, que je n’ai jamais vraiment quitté, avec les voix pub, les documentaires animaliers, les commentaires sur films et Africa N°1 en quotidienne depuis quatre saisons. »

En tant qu’homme de média célèbre, cette valeur multiforme, se doit d’avoir des devoirs. Robert Brazza exalte donc dans l’univers de la médiatisation, cette fibre de double responsabilité par rapport aux auditeurs d’une part, et d’autre part aux artistes.

« En plateau, je prends l’engagement de mettre en avant un artiste et si je ne le fais pas bien, cela peut avoir des conséquences désastreuses pour lui. Pas seulement sur le plan matériel, la vente d’albums, mais aussi parce qu’Africa N°1 est un miroir de l’Afrique. C’est un œil qui se pose sur un personnage qui parle du continent. Et ce qu’il en dit est ce que l’auditeur retient. »

Pour se frayer un chemin dans l’histoire, cette élite, très engagée étale en quelques vers, sa conception des normes professionnelles.

« Mes ambitions, en tant qu’homme de média, sont de contribuer à faire que nos musiques soient complètement « habituelles » dans les oreilles d’un Européen et d’un Français pour commencer. Qu’elles ne soient pas une exception. Mes ambitions seraient également de passer au stade de la production. Je n’ai pas encore produit d’artistes parce que je ne me contente pas du lancement d’un artiste et de l’arrivée de son disque dans les bacs. Produire un artiste est un long processus qui demande d’être en phase avec lui. Et qu’on l’emmène jusqu’au stade final : c’est-à-dire la scène. J’aimerais également continuer dans le domaine de l’animation. Une activité qui trouvera un prolongement dans la formation. Je suis parrain de différentes radios locales en Afrique, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Bénin. C’est un rôle qui me tient à cœur. Et si je peux créer une structure qui peut former aux métiers de la radio, j’aurais fait ce qui est vraiment le plus important. J’aurais donné une chance à ceux qui veulent embrasser la profession. »

Très chers auditeurs, chers passionnés, vous êtes tous conviés aux émissions débats de cet illustre et digne fils du monde Robert BRAZZA sur Africa N°1.

 
Ariane Guideline